10 erreurs méconnues qui réduisent l’efficacité de votre robot de piscine (et comment les éviter)

10 erreurs méconnues qui réduisent l’efficacité de votre robot de piscine (et comment les éviter)

Ne pas ajuster la filtration pendant le cycle de nettoyage

Beaucoup de propriétaires de piscine laissent leur système de filtration fonctionner comme d’habitude lorsque le robot est en marche. C’est une erreur souvent méconnue qui peut nuire à l’efficacité du nettoyage.

Un robot de piscine soulève des particules en suspension, les aspire, mais en laisse aussi une partie flotter dans l’eau. Si la filtration n’est pas correctement paramétrée pendant ce temps, ces impuretés peuvent se redéposer sur le fond ou sur les parois avant la fin du cycle.

Pour optimiser le travail de votre robot :

  • Programmez la filtration pour qu’elle fonctionne pendant et après le passage du robot, au moins 2 à 4 heures.
  • Assurez-vous que le débit de la pompe n’est ni trop faible (eau peu brassée) ni excessif (risque de perturber le déplacement du robot, surtout pour les modèles hydrauliques).
  • Nettoyez régulièrement le panier de préfiltre de la pompe afin d’éviter toute perte de débit.

Utiliser un robot non adapté à la forme ou au revêtement du bassin

On choisit souvent son robot de piscine en fonction du prix, de la marque ou des avis en ligne, mais moins en fonction de la configuration réelle du bassin. Pourtant, c’est un facteur déterminant pour l’efficacité à long terme.

Certains robots gèrent très bien les piscines rectangulaires mais montrent leurs limites dans les formes libres, les escaliers complexes ou les fonds à forte pente. De même, tous les robots ne sont pas optimisés pour tous les revêtements (liner, carrelage, polyester, béton peint, etc.).

Avant d’acheter ou de juger l’efficacité de votre robot :

  • Vérifiez la compatibilité du robot avec votre type de revêtement (adhérence des brosses, puissance d’aspiration, type de chenilles ou de roues).
  • Contrôlez la longueur maximale de câble recommandée par le fabricant en fonction de la taille de votre bassin.
  • Assurez-vous que le robot est conçu pour nettoyer le fond uniquement, ou fond + parois + ligne d’eau, selon vos besoins.

Un robot mal adapté donnera toujours l’impression d’être “peu efficace”, alors qu’il travaille simplement dans des conditions qui ne sont pas les siennes.

Laisser le robot en permanence dans l’eau

C’est l’une des habitudes les plus répandues : après le cycle, le robot reste au fond du bassin, prêt pour la prochaine utilisation. C’est pratique, mais ce n’est pas idéal pour sa longévité ni pour son efficacité.

Une immersion prolongée expose les composants électriques et électroniques à un stress permanent : eau chlorée, variations de température, pH parfois instable, sur-stabilisation… Sans parler du câble, qui reste en tension et peut se déformer ou se vriller avec le temps.

Pour préserver les performances de votre robot :

  • Sortez-le de l’eau à la fin de chaque cycle (sauf indication spécifique contraire du fabricant).
  • Rincez-le rapidement à l’eau claire, en particulier les brosses, les chenilles et le panier filtrant.
  • Laissez-le sécher à l’ombre, à l’abri du soleil direct, sur son chariot si vous en possédez un.

Ce simple geste réduit l’usure prématurée des joints, des plastiques et des éléments électroniques, et maintient l’efficacité du robot plus longtemps.

Négliger le nettoyage du ou des filtres du robot

Un filtre encrassé est l’ennemi numéro un de l’efficacité d’un robot de piscine. Quand le panier ou la cartouche filtrante est saturé(e), le débit d’aspiration chute, les particules fines restent en suspension et le robot peut même s’arrêter de lui-même.

Beaucoup d’utilisateurs ne vident le filtre que lorsque le robot semble moins aspirer ou quand l’eau paraît trouble. C’est déjà trop tard pour optimiser chaque cycle.

Bonnes pratiques à adopter :

  • Videz et rincez le filtre après chaque cycle de nettoyage, même s’il ne vous semble pas très sale.
  • Alternez, si possible, entre un filtre “gros débris” (feuilles, insectes) et un filtre “fines particules” selon l’état de l’eau et la saison.
  • Remplacez les cartouches ou sacs filtrants usés, déchirés ou trop encrassés pour retrouver la performance d’origine.

Laisser le câble s’emmêler sans le démêler régulièrement

Un câble torsadé, noué ou enroulé de façon anarchique limite les déplacements du robot, l’empêche d’atteindre certaines zones, et peut même causer un arrêt prématuré du cycle.

Avec le temps, les mouvements répétitifs dans l’eau et une mauvaise méthode de rangement entraînent des torsions persistantes. Certaines marques intègrent un “swivel” (pivot anti-entortillement), mais cela ne fait pas tout.

Pour éviter la spirale du câble emmêlé :

  • Après chaque utilisation, déroulez complètement le câble sur la terrasse et laissez-le se “reposer” bien droit pendant quelques heures.
  • Enroulez ensuite le câble en grandes boucles souples, sans le serrer, idéalement sur le support fourni avec le chariot.
  • Évitez de toujours brancher le robot au même endroit si cela oblige le câble à suivre le même chemin tortueux.

Ignorer les réglages ou programmes disponibles

De nombreux robots modernes proposent plusieurs programmes : nettoyage rapide, nettoyage intensif, fond seul, fond + parois, ligne d’eau, etc. Pourtant, une partie des utilisateurs se contente d’un seul mode “par défaut”, même lorsqu’il n’est pas adapté à la situation.

Résultat : cycles trop courts ou mal ciblés, zones oubliées, et sensation d’inefficacité.

Pour tirer le meilleur parti de votre appareil :

  • Identifiez les programmes réellement utiles : par exemple, un cycle court en entretien courant, un cycle long après un orage ou une forte fréquentation.
  • Utilisez le nettoyage des parois et de la ligne d’eau de manière régulière, mais pas systématiquement si le bassin est peu encrassé.
  • Consultez la notice pour ajuster les paramètres spécifiques (durée, zone de couverture, type de déplacement) lorsque le modèle le permet.

Ne pas préparer le bassin avant le passage du robot

Un robot n’est pas une baguette magique. Plus l’environnement du bassin est “favorable”, plus il sera efficace. Or, beaucoup d’utilisateurs le lancent dans une eau très sale ou dans un bassin encombré sans préparation minimale.

Quelques gestes simples peuvent pourtant faire la différence :

  • Retirez à l’épuisette les gros débris (grosses feuilles, branches, jouets) avant de mettre le robot en marche.
  • Baissez légèrement le niveau d’eau si la ligne d’eau est très sale, pour faciliter le travail des brosses sur cette zone (selon les recommandations du fabricant).
  • Vérifiez que les skimmers et refoulements ne créent pas de turbulences excessives perturbant la trajectoire du robot.

En limitant la quantité de gros débris à aspirer, vous évitez les colmatages de filtre et permettez au robot de se concentrer sur les saletés plus fines.

Oublier de contrôler l’équilibre de l’eau

L’état chimique de l’eau influence non seulement la santé des baigneurs, mais aussi l’adhérence et la capacité de nettoyage du robot. Une eau trop calcaire peut encrasser les brosses et les chenilles, une eau trop acide abîme plastiques et joints, et un pH déséquilibré peut favoriser les dépôts sur les parois.

Quand l’eau est mal équilibrée :

  • Les brosses peuvent glisser sur des parois trop lisses et encrassées.
  • Des algues microscopiques se forment et rendent le travail du robot plus lourd et moins efficace.
  • Les composants mécaniques s’usent plus vite, ce qui diminue la qualité de nettoyage au fil du temps.

Adoptez une routine de contrôle :

  • Mesurez le pH au moins une fois par semaine (cible généralement entre 7,0 et 7,4, selon le traitement utilisé).
  • Vérifiez le taux de désinfectant (chlore, brome, électrolyse, etc.) et ajustez si nécessaire.
  • Surveillez l’alcalinité et la dureté calcique pour limiter les dépôts de tartre.

Lancer le robot au mauvais moment de la journée

On a tendance à démarrer le robot quand cela nous arrange : en plein après-midi, quand la piscine est occupée, ou juste avant un orage. Certaines périodes sont pourtant moins propices à un nettoyage efficace.

Lorsque la piscine est très fréquentée, les particules en suspension sont continuellement remises en mouvement. Le robot nettoie, mais les baigneurs “salissent” en même temps. Après un orage ou un fort vent, les débris peuvent continuer à tomber dans le bassin pendant plusieurs heures.

Les bons réflexes :

  • Programmez le robot tôt le matin ou la nuit, lorsque le bassin n’est pas utilisé et que l’eau est plus calme.
  • Après un épisode venteux ou orageux, attendez que la majorité des débris soit tombée dans le bassin avant de lancer le nettoyage.
  • Évitez d’utiliser le robot en même temps que des jeux aquatiques intensifs ou des séances de nage sportive.

Ne pas faire d’entretien préventif du robot lui-même

Comme tout équipement technique, un robot de piscine a besoin d’un minimum d’entretien préventif pour rester efficace. Se limiter au simple rinçage du filtre est insuffisant à long terme.

Avec le temps, des signes discrets apparaissent : brosses usées, chenilles lissées, roulements grippés, turbines partiellement obstruées. Le robot se déplace alors moins bien, grimpe difficilement aux parois, laisse des traces ou manque des zones.

Pour maintenir un haut niveau de performance :

  • Inspectez visuellement les brosses et chenilles au moins une fois par mois et remplacez-les dès qu’elles sont trop lisses ou fissurées.
  • Ouvrez régulièrement le compartiment turbine (selon la notice) pour retirer cheveux, fibres ou petits débris qui freinent la rotation.
  • Vérifiez l’absence de fuite ou de fissure sur la coque ; en cas de doute, faites contrôler le robot par un professionnel.

Un robot entretenu régulièrement est plus performant, consomme moins d’énergie et dure nettement plus longtemps.

En évitant ces erreurs souvent ignorées, vous permettez à votre robot de piscine de fonctionner dans des conditions optimales. Le gain ne se mesure pas uniquement en propreté visuelle, mais aussi en temps gagné, en confort d’utilisation et en longévité du matériel. Un robot performant n’est pas seulement un bon modèle : c’est surtout un appareil utilisé, entretenu et paramétré avec méthode.